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La blogueuse qui répertorie les designers de mode éthique

Stephanie a lancé son site il y a deux ans. Elle y parle mode éthique et consommation durable. ©TheNewWardrobe

Elle a toujours été intéressée par la mode, et a toujours adoré le shopping. Mais il y a deux ans, l’intérêt de Stephanie pour une mode alternative et éthique grandit, elle lance donc The New Wardrobe.

« J’ai eu une révélation en lisant Overdressed d’Elisabeth L Cline. J’ai alors commencé à parler de plus en plus de la slow fashion à mes proches. J’avais un retour positif, mais ils me disaient tous : « C’est bien beau tout ça, mais moi je travaille, je n’ai pas le temps de trouver ces petites boutiques… ». Alors je l’ai fait pour eux ! ». C’est ainsi que Stephanie devient blogueuse il y a deux ans, et crée son site The New Wardrobe.

Un annuaire de mode éthique, afin de montrer que des alternatives mode existent

C’est en fait sur Twitter que cela commence, avant que ne suivent un site internet, un compte Instagram, puis une page Facebook. Un annuaire de blog éthique – afin de montrer que des alternatives existent face à la fast fashion – qui peu à peu se diversifie pour parler plus globalement d’une mode éthique, plus originale et unique.

Un hobbie, puisqu’elle n’est pas rémunérée via son site, mais le côté humain et les rencontres qu’elle fait lui apportent tant, que cela ne la dérange pas de consacrer une partie de son week-end à alimenter le site en bons plans. Bien qu’elle travaille dans le milieu de la mode (mais pas éthique), Stephanie n’a pas pour projet de créer elle-même – « je ne suis pas faite pour ça », justifie-t-elle – mais aimerait petit à petit évoluer vers ce monde-là. A moyen terme, son projet est de proposer de la vente via son site, afin de pouvoir commercialiser les produits dont elle parle sur son blog.

 

©TheNewWardrobe

Grâce à internet, on découvre de petits créateurs tous les jours et de partout

Bien entendu, de son côté, finis les achats impulsifs chez Zara ou H&M : « Quand j’étais plus jeune, avec un petit budget, ces marques étaient parfaites, bien sûr ! Mais même avant de lancer le site, je les avais délaissées au profit de petits créateurs. J’aime ce côté original, loin des productions en série, et connaître la personne qui a travaillé sur mon vêtement », explique Stephanie. Et quand on lui dit qu’il est plus facile d’être blogueuse slow fashion à Paris qu’ailleurs en France, elle rétorque que via internet aujourd’hui, on découvre de petits créateurs tous les jours et partout dans l’hexagone : « Et presque tous ont une boutique en ligne », argumente-t-elle. Donc pas d’excuses ! A savoir combien elle dépense chez ces designers, elle assure que son budget n’a pas augmenté : « La différence, c’est que j’achète moins, je vais réfléchir à l’achat ». Résultat, un produit qui dure plus longtemps, et qu’elle a toujours envie de porter deux ans plus tard.

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